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domingo, 2 de febrero de 2020

LES SAISONIERS ESPAGNOLS AUX VIGNOBLES FRANÇAIS

La inmigración española en Francia durante el siglo XX

Los españoles han inmigrado hacia Francia desde finales del siglo XiX, sobretodo en las regiones fronterizas. La evolución política y económica influirá fuertemente.

- La 1ª Guerra Mundial : de 106.000 pasa a 255.000. España no participa en el conflicto pero aprovecha para vender productos agrícolas a los beligerantes, lo que implica una subida de los precios dramática, propiciando la inmigración a regiones fronterizas para trabajos agrícolas, aunque muchos fueron al norte, a las fábricas de armamento. La mayoría regresará en 1918, pero viendo que las condiciones económicas siguen mal, volverán a Francia al año siguiente. Las condiciones de trabajo y alojamiento serán muy precarias.


Chantier à  la Plaine Saint-Denis sur lequel étaient employés de nombreux Espagnols en 1926. Photographe ambulant. Collection particulière. Source: Natacha Lillo.

- Años 20: La presencia española aumenta regularmente a través de las redes migratorias. Constituye la 3ª  nacionalidad extranjera en Francia. en 1921 tres cuartas partes de los 322.000 españoles viven en el sur y provienen de regiones fronterizas.

-Años 30: en 1931, 55.000 inmigrantes españoles trabajan en los viñedos del sur. Algunos consiguen ahorrar y compran tierras. En 1938 había 17.000 propietarios agrícolas españoles.




Famille espagnole de la Plaine Sain-Denis au début des années 1930. Collection particulière Angeles S.C. Source: Natacha Lillo.

Pero la mayoría de los españoles vivían en los departamentos industrializados (Seine, Rhône, Isère...), en la metalurgia, siderurgia, química, minas. Los hombres llegabam¡n primero y después hacían traer a la mujer y los hijos. 
A partir de la crisis de 1929, se reduce el número de inmigrantes. En 1932 Francia establece cuotas y se pasa de 352.000 a 254.000. Por otra parte también influye en esta disminución de la inmigración la proclamación de la Segunda República.

Demande de naturalisation de José Pascual et de sa femme, née Josephine Combes, citoyans espagnols, 1929. document conservé aux Archives Nationales, Paris.

Paralelamente se produce un aumento de las solicitudes de naturalización, sobretodo en españoles casados con una francesa. En estos años, la inmensa mayoría de las familias españolas residentes en Francia no vuelven a España. La Guerra Civil, la Segunda Guerra Mundial y el cierre de la frontera pirenáica hasta 1948 conlleva la pérdida de relaciones con la Península.

-Años 40/ 70: los pasajes clandestinos de los Pirineos aumentan. Se trata de refugiados políticos y cada vez más "económicos". En 1956 se crea el Instituto Español de Emigración (IEE) y el flujo migratorio aumenta nuevamente. En 1968 los 607.000 españoles constituyen la 1ª nacionalidad extranjera.


Perpignan 1975, arrivée des vendangeurs espagnols . Hervé Donnezan /Rapho/Musée national de l`histoire et des cultures de l'inmigration, CNHI.

En los años 60 y 70 la presencia de los españoles se localiza en la región parisiense, en la industria automovilística y el servicio doméstico. Lo novedoso del momento es la inmigración de mujeres solas, sin la compañía masculina. Muchas eran solteras, pero también muchas eran casadas que , una vez colocadas y alojadas hacían venir a sus maridos e hijos.


Vie quotidienne d' une bonne espagnole à Paris, 1962. Jean-Philippe Charbonnier / Agence Rapho. Collection musée national de l' histoire et des cultures de l'inmigration, CNHI.

- Años 70/80: La evolución económica y política propició numerosos retornos a España. La crisis de 1973 en Francia y la transición hacia la democracia en España, junto con los 10.000 francos que el gobierno francés entregaba a cada trabajador que aceptaba dejar su empleo para regresar. De 498.000 españoles en 1975 se pasa a 321.000 en 1982. 

Affiche éditée par l'Office national des migrations, 1980. Collection Génériques.

 Testimonios.


Alors qu'une vague de froid nous surprend après un mois d'octobre jusque là si chaud et que même lou razimage, le grappillage est compromis, revenons vite sur cette période bénie des vendanges et "l'exotisme espagnol" s'y attachant, dans ce Languedoc qui fut jadis le plus grand vignoble au monde !

LES ESPAGNOLS.
Longtemps frontaliers et clandestins s’ils ne décidaient, à terme, de s’installer, forcés et si mal accueillis lors de la Retirada (début 1939), la fuite des Républicains devant les troupes franquistes, ensuite au gré des crises économiques, du chômage, du niveau de vie même si l’Espagne s’est épanouie et modernisée au sein de l’Europe, dans notre Midi viticole, les travailleurs espagnols ont apporté à la population permanente et forment un contingent de vendangeurs longtemps indispensables et toujours présents d’ailleurs à présent que la récolte manuelle garantit un produit final de qualité.  



COMMENT VIENNENT-ILS ?
Ce flux de travailleurs s’est mis en place avec le temps. Dans le Biterrois, des propriétaires ont envoyé un recruteur juste après la frontière, dans l’Empurda. Par la suite c’est officiellement que ce flux de travailleurs s’organise. L’employeur qui connait ses employés leur communique la date des vendanges, l’Office d’Immigration espagnol à Figueras vérifie leur santé et remet un bon de voyage (14 F pour l’Aude en 1961). Au niveau du département d’accueil, les vendangeurs étaient enregistrés pour un mois mais pouvaient prolonger même pour la cueillette d’autres fruits. S’ils changeaient de département, un deuxième contrat était nécessaire.

C’est aussi à Figueras que les trains spéciaux de vendangeurs sont formés. Les travailleurs vont descendre tout au long du parcours, surtout dans les Pyrénées Orientales, l'Aude, l'Hérault, le Gard, attendus à la gare par le patron qui les amène à la propriété.

Il existe aussi des impresarii chargés de former des colles, des équipes de vendangeurs, des cuadrillas souvent issues d’un même village. Ils peuvent organiser le transport par car.

Comme pour tout, certains opèrent honnêtement d’autres abusent et appliquent des frais abusifs de dossiers ou sur le transport.     

En 2018, certains forment des groupes qui commencent dans les zones les plus précoces et terminent là où les vendanges sont tardives et les vendangeurs espagnols se font embaucher dans la France entière. 




Nous devons les superbes photos à André Cros, photo-reporter au journal Sud-Ouest agence de Toulouse, jusqu'en 1988. Le journaliste a confié des milliers de photographies dont celles de ces vendangeurs dans les Corbières (si quelqu'un peut préciser à proximité de quel village sont ces moulins qu'on voit sur l'une d'elles) aux Archives Municipales de Toulouse qui les met gracieusement à la portée du grand public... Un grand merci à cet Internet du partage ! 


Les mots tant occitans qu’ibériques voisinent et se ressemblent. Latins, voisins, cousins, les Européens du Sud ont entretenu et perpétué les échanges, souvent la force de travail contre une rémunération, un différentiel de niveau de vie jouant, aggravé parfois par les crises économiques et les intransigeances politiques. Ainsi notre arc méditerranéen, surtout pour ce qui ressort de l’agriculture, a vu arriver, de Menton à Banyuls, sur un gros siècle d’Histoire, des Italiens et des Espagnols. L’injuste inégalité sociétale et la prise de pouvoir par des régimes autoritaires et fascistes de Mussolini et de Franco, ont poussé les plus exploités, les plus pauvres, à migrer. Parmi ces migrants d’abord saisonniers, certains se sont installés à terme ; un mouvement toujours d’actualité, bien que plus modeste.

A Fleury, on les remarquait surtout pour l’animation aussi entraînante qu’exotique qu’ils apportaient aux vendanges. Le reste de l’année, au contraire, la colonie espagnole restait des plus discrètes, solidaire pour résister aux jalousies, aux pulsions xénophobes confortées par une minorité d’imbéciles malheureusement plus voyants et audibles qu’une majorité ouverte mais silencieuse, elle.
« Espagnol de merde ! », « travailler comme un Espagnol » ! J’avais moins de quinze ans… pas besoin de demander, de me référer à qui, à quoi que ce soit pour être vraiment choqué par ces invectives à l’emporte-pièce et sans fondement ! Comparaison n’est pas raison dit-on mais force est de faire un parallèle entre ces mouvements européens et les migrations actuelles, extérieures à l’Europe, sous-tendues par une religion d’essence aussi hégémonique qu’agressive. Le roi Hassan II ne disait-il pas que contrairement à un Européen un Marocain ne deviendrait jamais français ?
A Béziers la place d’Espagne ne l’est plus que de nom et c’est plus flagrant encore si on évoque l’historique de la colonie espagnole de la ville, celle qui fait la meilleure paella de la feria.



  Luis Iglesias Zoldan, son président, rappelle que tout fut loin d’être rose :
 « Les Espagnols venus pour travailler dans les vignes fin XIXème ont mis 31 ans avant d’avoir le droit d’être soignés dans les hôpitaux publics : au départ la colonie espagnole leur servait de mutuelle…/… les vendangeurs qui arrivaient par wagons dans les années 60 étaient exploités dans des conditions indécentes… » mais que finalement en restant espagnols de cœur, sans renier leur origine, leur sensibilité identitaire, ils sont toujours allés vers un multiculturalisme d’intégration solidaire et fraternel…



La actualidad.



La vendimia francesa contará este año con 14.000 temporeros llegados desde España
Es una campaña con un mayor atractivo económico, ya que el país vecino ha situado el Salario Mínimo Interprofesional de Crecimiento (SMIC) en 10,03 euros/hora, 15 céntimos más por hora trabajada que el año pasado.
2 AGOSTO 2019
EFEAGRO

Cerca de 14.000 temporeros se desplazarán este año a la vendimia francesa en una campaña con un mayor atractivo económico, ya que el país vecino ha situado el Salario Mínimo Interprofesional de Crecimiento (SMIC) en 10,03 euros/hora, 15 céntimos más por hora trabajada que el año pasado. La secretaria de Migración de UGT, Lucía García, ha presentado hoy en rueda de prensa los principales datos de esta campaña, que comenzará a final de mes.
Andalucía vuelve a ser la comunidad autónoma que más trabajadores envía, con 10.400 del total; le siguen Comunidad Valenciana (1.000), Región de Murcia (650), Castilla-La Mancha (450) y 1.500 trabajadores del resto de regiones. La campaña mantiene una cifra de temporeros similar a la de 2018, si bien supone un millar menos que hace dos años.
Se trata de una reducción que el sindicato achaca al leve crecimiento de la economía española y a la pérdida de uva en unas 2.500-3.000 explotaciones de las zonas de Burdeos, Las Landas y Pirineos Atlánticos, a consecuencia del pedrisco caído en mayo.
Al igual que en ediciones anteriores, los vendimiadores permanecerán en Francia una media de 20-25 días, aunque algunos grupos realizarán la vendimia más temprana y se trasladarán posteriormente a zonas de recogida tardía, por lo que pueden prolongar su estancia hasta los 50 días, según ha recordado García. La jornada laboral será de 35 horas semanales y a cada hora extra (hasta las 43) se le aplica una mejora salarial del 25 %; porcentaje que llega al 50 % a partir de las 43 horas semanales.
Un vendimiador durante la vendimia en un viñedo de la localidad francesa de Rivesaltes. EFE/ARchivo. Guillaume Horcajuelo

En este sentido, García ha incidido en el “atractivo” que tiene esta actividad para los temporeros, ya que las condiciones labores y económicas son mejores a las ofrecidas en España.
A su juicio, “en España no se cumplen los convenios colectivos” en el campo y, “en algunos territorios, no se aplica el Salario Mínimo Interprofesional de 7,13 euros/hora”. “En contraposición, en Francia hay buenas condiciones”, ha insistido, tras incidir en el mayor SMI, el abono de las horas extras o las prestaciones familiares que generarán en la vendimia.
Así, si se realiza una actividad igual o superior a 18 días de trabajo o 120 horas al mes o 200 horas al trimestre, se puede solicitar en Francia un subsidio familiar, siempre que tengan dos o más hijos a su cargo.
“Si los trabajadores tuviesen acceso en España a esas condiciones favorables de salario y jornada, no se desplazarían hasta Francia”, ha asegurado. Entre las recomendaciones que hacen a los temporeros desde UGT, están que se desplacen con contrato en origen, usen líneas de autobuses regulares para los desplazamientos y tengan previsto el alojamiento, ya que la mayor parte de los empresarios no lo ofrecen.
El 90 % de los vendimiadores ya ha participado en anteriores campañas y el perfil suele ser el de un trabajador que se dedica al sector agrario en España durante el resto del año.
Por su parte, el secretario sectorial Agrario y de Manipulado Hortofrutícola, Emilio Terrón, ha hecho hincapié en el atractivo de las condiciones en Francia, mientras en España hay empresarios agrarios que no están aplicando la subida del SMI, especialmente en Huelva, Almería, Extremadura, Murcia y Cataluña, de acuerdo a sus datos. En su opinión, “si los empresarios aplicaran la ley y firmasen convenios con condiciones dignas, propias del siglo XXI, seguramente” no habría desplazamientos a Francia.

Las condiciones de alojamiento.

https://redfrancia.com/vendimia-francia/
Pénurie de saisonniers : où sont passés les vendangeurs ?
Vendanges by Pierre Bernard(CC BY-NC-ND 2.0) — Pierre Bernard,
Pourquoi manque-t-on de saisonniers en France, en particulier pour les vendanges ?

Par Jonathan Dubrulle.
En ce début septembre, la France vendange ou s’apprête à vendanger. Si les grappes mûres n’attendent plus qu’à être ramassées pour entamer une nouvelle vie, les vendangeurs se font parfois  discrets. En effet, à l’image d’autres productions agricoles, la viticulture est confrontée à une réelle pénurie de main d’œuvre.
PÉNURIE SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL AGRICOLE SAISONNIER
Un constat : la Ferme France a besoin de bras. De nombreuses productions demandeuses en main-d’œuvre peinent à trouver les effectifs nécessaires.
Pourtant, selon les derniers chiffres fournis par la MSA (Mutualité Sociale Agricole), près d’1,2 million de contrats saisonniers ont été signés en 20161. Une autre étude, s’appuyant sur des données datant de 2014, nous apprend que la masse salariale saisonnière représente même 70 % des emplois totaux en agriculture, mais 22 % du volume de travail2. Par ailleurs, la viticulture est le premier demandeur de main-d’œuvre, employant 45 % des saisonniers embauchés3.
Pour recruter, les exploitants utilisent différents canaux : connaissances et « bouche- à-oreille », annonces dans la presse professionnelle ou recours aux services de Pôle Emploi. En faisant une rapide requête sur cette plateforme, près de 330 offres ressortent, dont certaines recherchant jusqu’à 20 vendangeurs sous peu4.
Mais toutes les offres ne trouvent pas preneur. Fin août 2018, à la veille des premières vendanges, la directrice d’un groupement d’employeurs bordelais estimait au micro d’Europe 1 qu’elle recueillait près de 5 offres d’emplois pour 1,5 vendangeur effectif5. De même, une étude statistique menée par Pôle Emploi estime que près de 26 % des viticulteurs et des arboriculteurs spécialisés rencontrent des difficultés à recruter6. En Nouvelle Aquitaine, deuxième région viticole de France représentant près de 30 % des surfaces cultivées7, le recrutement serait un problème pour plus de 40 % des professionnels8.
PREMIERS ÉLÉMENTS D’EXPLICATION À LA PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE SAISONNIÈRE
Face à cette pénurie de main-d’œuvre, diverses hypothèses peuvent être formulées pour expliquer le phénomène. D’abord, par souci de productivité, d’optimisation des coûts de production ou pour s’épargner la recherche de saisonniers, certains viticulteurs ont choisi de mécaniser leur récolte.
Ensuite, la rentrée universitaire a lieu plus tôt, excluant un certain nombre d’étudiants du marché du travail saisonnier. Par exemple, sur le site internet de l’université Paris Sud, on peut remarquer que la quasi-totalité des rentrées ont lieu avant le 15 septembre9, idem pour Lyon III10. Notons que le recours à la main-d’œuvre étudiante est loin d’être négligeable, puisqu’en moyenne 25 % des vendangeurs ont moins de 25 ans11.
De même, si les vendanges 2018 ont débuté précocement, une récolte tardive causée par des conditions climatiques moins favorables peut également priver les viticulteurs d’une main-d’œuvre étudiante de retour en cours.
L’HÉBERGEMENT DES VENDANGEURS : UN CHEMIN DE CROIX
Aujourd’hui, une partie des producteurs ne propose plus d’héberger les saisonniers. Nombre d’annonces stipulent que « le couvert et le logis ne sont pas fournis ».
Parmi les éléments de réponse pouvant être avancés, retenons que le poids des normes d’hébergement qui s’appliquent aux viticulteurs est loin d’être négligeable. La version 2017 de la Convention collective des vins de Champagne stipule par exemple :
Toute pièce destinée au sommeil peut recevoir au maximum 12 travailleurs. Sa superficie minimale est de 4,5 m² par occupant. Les lits superposés sont interdits. Les pièces destinées au sommeil sont séparées pour les hommes et pour les femmes. Chaque occupant dispose d’une armoire fermant à clé.
– la salle d’eau comporte des lavabos à raison d’un pour six personnes. Des douches et des cabinets d’aisance sont aménagés à raison d’un pour huit personnes…12
Le même document évoque également un « ratio vendangeurs/sanitaires » ou détaille les caractéristiques des conditions d’accueil des chambres, devant notamment comporter « une cloison fixe, légère, de type montée sur vérins, dont la largeur est au moins égale à la longueur d’un lit. »13
Toutefois, les conventions collectives ne sont pas les seules à fixer des règles strictes. Les articles R. 716-7  et  R 716-10 du Code rural fixent notamment des conditions minimales pour les chambres et espaces collectifs, en mentionnant par exemple14 que
Toute pièce destinée au sommeil peut recevoir au maximum six travailleurs. Sa superficie minimale est de neuf mètres carrés pour le premier occupant et de sept mètres carrés par occupant supplémentaire. Les lits ne peuvent être superposés.
Ces normes d’accueil zélées découragent une partie des employeurs à mettre des chambres ou vendangeoirs (nom donné aux lieux d’accueil) à disposition de leurs salariés. Ainsi, certains d’entre eux, non motorisés ou résidant loin des zones de récolte se tournent vers d’autres emplois.
LE RÔLE SIGNIFICATIF DES TRAPPES À CHÔMAGE
Le versement de minimas sociaux et de bourses étudiantes n’incite pas forcément les individus à travailler pour subvenir à leurs besoins quotidiens. En effet, les bénéficiaires arbitrent rationnellement entre travail salarié, engendrant des coûts (déplacement, restauration, éventuelle garde d’enfants) et réduisant la proportion de temps libre ; et d’autres activités où le revenu est supporté par les contributions (non volontaires) d’autrui.
Ainsi, par ce système d’allocations pouvant engendrer une déresponsabilisation financière, l’offre de force de travail diminue. Les travaux agricoles saisonniers pâtissent inexorablement de ce phénomène.
L’administration fait néanmoins preuve de tolérance, en mettant en place le « contrat vendanges », cumulable avec le versement du RSA et compatible avec une activité salariée simultanée dans la fonction publique15.
Pourtant, dans son projet de loi finance, le gouvernement entend supprimer l’exonération de charges sociales dont bénéficient les employeurs de main-d’œuvre saisonnière16. Cette décision contribuerait à augmenter le coût du travail, diminuant la compétitivité prix des exploitants français par rapport à leurs concurrents espagnols ou italiens.
QUI VA CUEILLIR LE RAISIN ?
Malgré des besoins élevés en main-d’œuvre, les viticulteurs peinent à recruter. Parmi les facteurs d’explication, retenons les contraintes qui pèsent sur l’hébergement des vendangeurs et l’effet « trappe à chômage » qui ont un effet équivoque.

Même s’il est parfois possible de substituer la récolte manuelle par des machines à vendanger, certaines zones, à l’image des Côtes Rôties ou certains vignobles de montagne, ne sont pas mécanisables, et la main de l’homme s’avère difficilement remplaçable. Notons également que la pénurie de main-d’œuvre touche également d’autres travaux viticoles, notamment la conduite d’engins, la taille ou le relevage.
La cara amable.


Des habitants du village de Pruna, en Andalousie, venus faire les vendanges au Château Montrose, dans le Bordelais, le 23 septembre 2014 — Mehdi Fedouach AFP

Depuis plus de 50 ans, un même village d'Andalousie, dans le sud de l'Espagne, fournit la cohorte des vendangeurs du Château Montrose, grand cru classé de Bordeaux, qui loue le professionnalisme et la flexibilité qu'offre cette main-d’œuvre.
Antonio Sanchez, chef d'équipe, a fait pour la 42e fois les 1.200 kilomètres depuis son village de Pruna (3.000 habitants), au sud de Séville, pour rejoindre les terres du Médoc, dans le sud-ouest de la France, où s'étendent les vignes du Château Montrose, second grand cru classé 1855 en appellation Saint-Estèphe.
«Il connaît le vignoble par cœur», se félicite Hervé Berland, gérant du château, propriété de Martin et Olivier Bouygues, une famille fondatrice d'un grand groupe de bâtiment et travaux publics et de communication.
«C'est un énorme avantage car on a affaire à des coupeurs professionnels qui sont impliqués tout au long de l'année dans la cueillette de différents fruits. Ils ont l'habitude de ramasser les raisins avec rapidité et efficacité en respectant les consignes de ramassage qu'on leur donne», ajoute-t-il.
Ces saisonniers voyagent au fil des cueillettes, melons en été, olives à l'automne.
L'origine de ce partenariat remonte à l'après-guerre, du temps du précédent propriétaire, Jean-Louis Charmolüe. «A l'époque, c'était le plein emploi en France et il était très difficile de trouver du personnel temporaire alors qu'en Espagne c'était un peu l'inverse», explique Hervé Berland.
C'est l'adjoint chef de culture, Paul Martin, parlant un espagnol impeccable, qui relaie auprès d'Antonio les directives de ramassage: «Je lui donne le plan du vignoble et lui indique seulement quelle parcelle il a été décidé de ramasser. Après, c'est lui qui dirige l'équipe, j'ai totalement confiance en lui», explique-t-il.
Quelques mots criés avec un fort accent andalou et la cohorte se place en bout de rang de vigne. Une partie des 62 vendangeurs portent les caisses sur le dos, tandis que les autres, sécateur en main, s'élancent dans un ballet parfaitement huilé.
«Ils sont disciplinés et terriblement efficaces, regardez avec quelle rapidité ils coupent les grappes au bon endroit. Il y a de la fluidité et de la dextérité dans ce travail», s'enthousiasme Hervé Berland.
- Comme une famille -
Outre la discipline et la méthode de la troupe, Hervé Berland loue la flexibilité qu'apportent ces vendangeurs qui logent sur la propriété dans des bâtiments mis à leur disposition. Il avoue se sentir lié à eux par «une vraie part d'affection».
«C'est très pratique de les avoir sous la main. Cela permet d'avoir un pilotage des vendanges sans les contraintes que l'on peut avoir quand on s'adresse à une troupe qui vient de Bordeaux, avec des gens qui ne se connaissent pas, qui ne connaissent pas le domaine et qui ne sont pas toujours disponibles quand on a besoin d'eux», indique-t-il.
A Montrose, l'équipe doit rester quatre semaines pour vendanger les 95 hectares du domaine situé au bord de l'estuaire de la Gironde.
«C'est un coût d'avoir cette troupe en continu alors que l'on n'a pas quatre semaines de cueillette», concède le gérant du château. «C'est un effort financier que l'on est prêt à faire car il ne suffit pas d'obtenir la maturité optimum du raisin, il faut le cueillir parcelle par parcelle, à cette maturité. C'est essentiel pour faire un grand vin», dit-il.
«La première fois que je suis venu travailler ici j'avais 16 ans. C'était mon oncle qui s'occupait de faire venir des vendangeurs, une quarantaine au départ issus de la même famille», raconte Antonio, qui a pris la succession de son oncle.
Et si, depuis plus de quarante ans, le château continue de faire appel aux saisonniers de Pruna, «c'est parce qu'on travaille bien, qu'on ne pose pas de problème et qu'on s'entend tous très bien», assure-t-il.
«C'est comme une famille, c'est très agréable de travailler tous ensemble et ça paye bien», dit Anita Molina Gardena, qui vient à Montrose chaque année depuis 15 ans.

Après les vendanges en France, ces saisonniers professionnels repartiront en Espagne pour la saison des olives.

La cara menos amable.


martes, 17 de diciembre de 2013

INTOUCHABLES.




Questions:

1. Quelle est la réponse à la question: Vous pensez que vous serez quand même capable de travailler?
a) Si vous avez du travail, pourquoi pas?
b) Vous en avez de l'humour
c) Pour vous, je vais essayer

2. Philippe, la personne handicapée...
a) va lui payer s'il travaille 15 jours
b) va le prendre à l'essai pour 15 jours.
c) va le prendre à l'essai pour un mois

3. Que se passerait-il si Philippe ne mettait pas de bas de contention?
a. Son médecin ne serait pas content
b. Il tomberait dans les pommes
c.Il mourrait

4. Quelles réflexions fait-on à Philippe?
a) On ne connaît pas son assistant
b) Son assistant est noir
c) Son assistant est méchant

5. Quelle expression synonyme de prendre le large peut-on entendre?
a) Barrer le passage
b) Se barrer
c) Aller à un bar

6. Quelle activité ne font-ils pas ensemble?
a) Ils dansent
b) Ils font du parapante
c) Ils se baignent

miércoles, 27 de noviembre de 2013

LES PIZZAS DU SAMEDI SOIR.




Transcription:J: Jade / A: Anne
A: Alors, bonjour Jade.
J: Bonjour.
A: Vous… Le… Qu’est-ce que vous faites le samedi soir ?
J: Tous les samedis soirs, je travaille donc dans un camion de pizza, de 18h30 à 21h30 normalement, sauf s’il y a plus de demande, je reste jusque…
A: Un peu plus longtemps ?
J: Voilà, un peu plus longtemps.
A: Le temps qu’il y ait plus de clients.
J: C’est ça.
A: D’accord. Et alors, donc oui, c’est un camion pizza, c’est-à-dire un truc (1) typiquement marseillais.
J: Oui !
A: Donc comment ça se passe alors dans le camion pizza en fait ?
J: Alors, dans le camion de pizza, on est deux. Donc j’ai mon chef et moi. Donc lui, il prépare la pâte. Et donc moi, je garnis les pizzas.
A: D’accord.
J: Et je les enfourne. Je prends les commandes et je fais régler donc les personnes qui viennent récupérer leurs pizzas.
A: D’accord. Et alors… Mais pourquoi vous faites ça ? Enfin, vous avez trouvé le boulot comment ?
J: Alors, c’est des amis à mes parents, en fait, donc qui m’ont demandé si je voulais bien travailler avec eux, tout ça (2), pour les aider parce que le samedi soir, en fait, c’est leur grand-père qui travaille dans ce camion et il a besoin d’aide et du coup, parce qu’il y arrive pas (3) tout seul. Donc…
A: D’accord. Oui, oui, bah oui. Pour faire tout, c’est pas possible.
J: Voilà.
A: D’accord. Et alors, vous faites ça depuis quand ?
J: Ça va faire un an. Là, cet été, ça fera un an.
A: Ah ouais ! Bon sang ! (4) Tous les samedis, et…
J: Oui, tous les samedis.
A: Et l’été aussi, enfin, pendant les vacances ?
J: Tout l’été, oui.
A: Ah oui.
J: Tous les samedis aussi.
A: Et alors, il est… Il est installé où, ce camion ? Parce que…
J: Donc, sur Rognac (5), donc où j’habite. C’est… en fait, c’est sur le passage, on va dire… C’est sur un passage. Voilà. Il y a une petite place et on est dessus.
A: Oui. On peut se garer facilement ? Donc on voit le camion pizza…
J: Voilà. Ils ont fait un… Ils ont fait un parking, tout ça, exprès (6).
A: Oui, oui, d’accord. Et alors, il y a beaucoup de clients ?
J: Oui.
A: Vous êtes connus… [...]
J: Bah ça fait 25 ans qu’ils y sont.
A: Ah ouais, d’accord ! Et ils ont jamais en fait acheté une pizzeria, par exemple… enfin…
J: Non.
A: … Un truc en dur (7).
J: Non, je crois que le concept du camion…
A: Ça leur plaît.
J: Ouais.
A: D’accord. Ouais, ouais, ouais. Oui, c’est marrant, ça, hein. Et puis c’est vrai que, bah, ça a du succès, en fait.
J: Oui.
A: Et alors, le samedi soir donc, c’est quoi, les clients ? C’est des gens qui…
J: De tout (8). On a donc des gens qui ont prévu avec des amis de manger des pizzas ce soir-là. D’autres personnes qui, finalement, ils ont pas envie de faire à manger qui viennent. L’autre jour, on a eu une mamie (9) qui gardait ses petits-enfants, que elle a dit… qu’ils avaient épuisée (10) toute la journée. Elle a dit: "Bon, beh on va… Je vais prendre des pizzas, j’ai plus envie de faire à manger !" Voilà.
A: Oui, et c’est le succès assuré avec la pizza en plus !
J: Voilà, c’est ça.
A: D’accord. Ça peut être comme ça, au pied levé (11)…
J: Oui, voilà.
A: "Tiens (12), il y a un camion, on va s’acheter un truc à manger et…"
J: Oui, c’est ça. Ouais. Oui, la dernière fois, il y avait deux jeunes qui avaient faim. Donc ils nous ont vus, ils se sont arrêtés…
A: Oui, d’accord. D’accord.
J: On a tout type…
A: Et alors, combien de temps il faut entre le moment où la personne vous demande une pizza et le moment où vous lui donnez, quoi ? Ça dépend si il y a beaucoup de clients peut-être aussi.
J: Oui, voilà, c’est ça. En fait, à part si nous… Parce que on a des commandes aussi, donc ils peuvent nous télephoner avant pour nous dire: "Pour telle heure, il nous faut tant de pizzas (13)." Donc quand ça se passe…
A: D’accord, donc vous préparez et…
J: Voilà, donc quand ça se passe comme ça, on prépare après en fonction… par rapport aux clients qui viennent directement au camion dire: "Je veux tant de pizzas." On voit en fonction. Mais en général, une pizza, on va dire qu’on met trois minutes…
A: Oui ? Ça cuit si vite que ça ?
J: Ouais. Trois, quatre minutes.
A: Combien vous en cuisez à la fois ? Il y a un four, quoi ?
J: Une. Ouais.
A: C’est une à la fois ?
J: C’est un four à bois, nous, qu’on a…
A: Oui, oui. Bon et alors, c’est quoi les grands succès des pizzas ? Qu’est-ce qui est très demandé ?
J: Alors, ce qui est très demandé… Alors, ça dépend des périodes.
A: Oui, c’est ça. C’est saisonnier.
J: Oui. Cet hiver… cet hiver, on a eu beaucoup de Quatre Fromages. Et là, l’été, on a plus de Royales, donc Royale, dedans, il y a du jambon, des champignons et de la sauce tomate et de l’emmenthal. Donc voilà, ça dépend.
A: Oui, en hiver, c’est plus consistant ?
J: Ouais, l’hiver, c’est plus fromage. Oui.
A: D’accord. Ouais, ouais, ouais.
J: On a remarqué ça.
A: Oui, parce que vous faites ça, oui, toute… tout le temps ?
J: Oui.
A: Parce que pour moi, la pizza, c’est un peu associé à l’été.
J: Ah, on a beaucoup plus de monde l’été. Parce que à part… On a beaucoup plus d’habitués l’hiver, tout ça. Mais l’été, on a beaucoup plus de monde parce que justement, les gens, ils nous… Ils nous expliquaient l’autre soir que ils invitent beaucoup de monde, ils reçoivent plus…
A: Oui, on est dans les jardins, tout ça…
J: On reste plus tard dehors. Voilà.
A: … sur la terrasse…
J: Voilà. Surtout qu’on est entourés que de villas, nous, en fait.
A: Ah ! C’est un endroit bien choisi.
J: Donc… Voilà.
A: Oui, parce que c’est ça, il y a quand même sûrement une stratégie, là, pour choisir l’endroit où on fait ça .
J: Oui. Ouais. Ben on est…
A: Du passage. (14)
J: Oui. Il y a du pa[ssage].
A: Un parking ?
J: Oui, c’est ça. Ouais.
A: Et puis, oui, un quartier où les gens, peut-être, vont inviter les autres et se retrouver entre eux.
J: Oui, c’est ça. Surtout que il y a beaucoup… Donc les fêtes de voisins, tout ça, se font beaucoup (15) là-bas. Donc ils se connaissent tous, donc de temps en temps, ils mangent ensemble. Donc… Après, ils se rejoignent au camion. On les voit au camion. Tout le monde se connaît.
A: Bon, et alors je suppose que vous arrêtez pas une minute.
J: Non !
A: Ça doit être un peu crevant (16), non ? Il fait chaud ?
J: Très chaud.
A: Ouais, c’est ça.
J: Très, très chaud. L’hiver, il fait très froid.
A: Ah oui, bah oui, c’est ouvert.
J: Mais l’été, il fait très, très, très chaud !
A: D’accord. C’est les extrêmes.
J: Oui, c’est ça.
A: Bon, et vous aimez les pizzas ?
J: Oui.
A: Vous êtes pas dégoûtée après en avoir fait plein comme ça ?
J: Il y a des soirs, oui. Il y a des soirs où je peux pas !
A: D’accord. Non, bah, c’est bien. Et c’est payé correctement ?
J: Oui, je suis payée 10 € de l’heure.
A: C’est pas mal, ouais.
J: Ouais.
A: D’accord. C’est sympa parce que bon… Mais c’est ça, c’est pour récompenser quand même ce… C’est un effort.
J: Oui. Ouais. Et en plus, on me laisse des pourboires.
A: Ah oui, alors. Ouais ?
J: Donc ça, je les garde.
A: Ah c’est vrai ? Il y a des pourboires ? (17)
J: Oui. On m’en laisse…
A: Ah, les gens, ils laissent…
J: Bah, ils ont décidé que, vu que j’étais sympathique… Souvent on me laisse… Donc voilà. Il (18) me les laisse. Il les garde, parce qu’il y en a qui récupèrent, qui partagent. Lui, non, il me laisse tout. Tout ce qu’on me donne, je le garde. Et si on finit plus tard, voilà, il me paye en plus.
A: Oui, donc c’est réglo (19) et tout se passe bien.
J: Oui. Très bien.
A: D’accord. Et vous faites quoi alors, avec cet argent que vous gagnez ?
J: Alors, plein de choses ! Ça dépend. Soit, bah si j’ai besoin de quelque chose en particulier, de vêtements, parce que j’aime beaucoup la mode !
A: D’accord.
J: Autrement, bah, pour l’essence pour venir jusqu’à l’IUT, parce que j’habite pas à côté quand même.
A: Ah oui, d’accord.
J: Et vu que je viens en voiture…
A: Ouais, donc il y a le côté plaisir, on se fait des petits plaisirs.
J: Voilà.
A: Mais il y a aussi…
J: Il y a aussi le côté, pour payer mon essence.
A: L’obligation…
J: Ouais.
A: Eh oui, puis en plus, elle est chère, hein, quand même !
J: Oui, très chère !
A: Donc c’est vous qui financez ça ? Les parents, non ?
J: Non. Non, non. Je… Je me débrouille toute seule.
A: D’accord. Bon, bah écoutez, la prochaine fois que je mange une pizza, je penserai à vous !
J: Oui !
A: Bon, j’habite pas du côté de (20) Rognac mais sinon, je serais allée vous… vous voir. Et puis, bah c’est bien. Bah, continuez bien alors tout l’été.
J: Oui, merci. Oui.
A: D’accord. Merci beaucoup.
Quelques explications:
1. un truc: quelque chose (familier). Attention, si vous utilisez quelque chose, qui est moins familier, plus neutre, il faut rajouter "de": quelque chose de typiquement marseillais.
2. tout ça: dans un style familier, ça sert à ne pas donner tous les détails de l’histoire.
3. y arriver: ce n’est pas comme le verbe arriver. Cette expression signifie: réussir à faire quelque chose. On dit par exemple: Tu y arrives ou tu as besoin d’aide ? / Je n’y arrive pas. Tu peux m’aider ?
4. Bon sang ! : cette exclamation marque la surprise. (familier)
5. sur Rognac: encore un exemple qui montre que de plus en plus de gens utilisent "sur" à la place de "à", qui est pour le moment considéré comme seule forme correcte pour les villes: à Rognac.
6. exprès: spécialement pour ça.
7. en dur: un bâtiment, une boutique, etc… avec de vrais murs.
8. de tout: de toute sorte.
9. mamie: c’est comme ça que beaucoup de petits-enfants appellent leur grand-mère.
10. épuiser quelqu’un: fatiguer quelqu’un énormément.
11. au pied levé: au dernier moment, sans avoir rien prévu ou préparé, en improvisant.
12. Tiens: dans ce cas, ce verbe n’a plus du tout le sens du verbe tenir. C’est juste pour attirer l’attention de celui à qui on parle.
13. tant de pizzas: c’est ce qu’on dit pour sous-entendre un nombre. Jade ne veut pas donner un chiffre précis parce que c’est un exemple général. (Ici, tant de ne signifie pas du tout tellement de)
14. du passage: un endroit où il y a du passage, c’est un endroit où il y a beaucoup de monde qui passe.
15. se font beaucoup: sont fréquents / fréquentes
16. crevant: fatigant (familier)
17. les pourboires: c’est surprenant, car d’une part, les pourboires ne sont pas du tout obligatoires en France et en plus, les pourboires ne concernent que les serveurs dans les restaurants, ou le personnel dans les hôtels par exemple. Mais comme le service est compris, beaucoup de gens ne laissent rien. Donc Jade a de la chance !
18. Il: Jade parle de son patron.
19. c’est réglo: c’est juste, tout est fait dans le respect de la loi, des règles. (familier)
20. du côté de: dans les environs / dans ce coin-là.

MERCI À FRANCE BIENVENUE (PAGE DE FLE FORTEMENT RECOMMANDÉE) !!!!